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La Russule pullule…

La russule verdoyante pullule… et c’est fameux !


Russule verdoyante, champignon comestible du sud-ouest
La russule verdoyante pullule

La russule verdoyante pullule… et oui, je vous le dis : j’aime les champignons ! Ce que je préfère avant tout, c’est d’abord de les trouver, et si possible de réussir à connaître les périodes de pousse. Je note donc sur mon calendrier quelques repères : lune, date, lieu de la pousse, type de champignon ramassé, etc.

Le champignon est l’un des dons magiques de la nature. Il s’offre à nous aux jours propices et nous récompense d’un petit festin pour l’effort d’être venu le cueillir et de le mettre dans la poêle.

En ce 28 juin, il fait 33 °C à l’ombre. Je suis à quelques kilomètres de la Dordogne et nous venons de passer trois semaines de pluie intense. Le sol est chaud, sec en surface, mais encore humide en profondeur.

Je décide donc de m’aventurer aux cèpes pour voir si je peux trouver les premières pousses de l’année… rien, kedal ! En revanche, sur quoi je tombe ? Un véritable tapis de russules verdoyantes. Il y en a partout, toutes fraîches, bien fermes et odorantes. Pour ceux qui ne le savent pas, ce champignon comestible est classé parmi les cinq meilleurs du Sud-Ouest.

Trouver et ramasser les russules verdoyantes

Personne ne le sait, tout le monde s’en fout, et donc tout le monde passe à côté… et c’est tant mieux pour ma pomme. En attendant, je connais un petit vieux qui, lui, a trouvé des cèpes ! ##@# :-/ !

La russule verdoyante, l’un des meilleurs comestibles du Sud-Ouest

Bref, la russule verdoyante pullule, et je me ramasse donc une belle poche de russules en un rien de temps avec mon fiston. Je vous laisse découvrir les photos ci-dessous pour vous repérer et reconnaître cet excellent champignon.

Question de goût personnel, je la place juste après les cèpes, avec une qualité gustative supérieure aux oronges (amanites des Césars). Pour la reconnaître, c’est assez simple : regardez beaucoup de photos et, au moindre doute, apportez-les à votre pharmacien. Une fois identifiée, impossible de se tromper : ce champignon est unique.

Elle pousse plutôt sous les feuillus, dans des zones humides, souvent à proximité d’un ruisseau ou d’un étang, et généralement en fin de cycle lunaire.

Reconnaître les russules verdoyantes

Fiche technique :

  • Chapeau : 5 à 12 cm, globuleux puis convexe, charnu, irrégulier, parfois bosselé, à cuticule craquelée en vieillissant, blanc crème puis vert pâle à vert jade, surtout au centre.
  • Lames : adnées, moyennement serrées, blanches avec parfois un léger reflet rosé.
  • Anneau : absent.
  • Pied : épais, parfois ventru, plein, blanc, se tachant de brun orangé à la base en vieillissant.
  • Exhalaison : discrètement fruitée, noisette, parfois anis (si ça sent mauvais, abstenez-vous !).
  • Période de cueillette : du début de l’été au début de l’automne.
  • Biotope : bois secs, chauds et aérés de feuillus (chênes, châtaigniers, hêtres).
  • Famille : russulacées.
  • Nom scientifique : Russula virescens.

La chair est ferme et blanche, les lamelles crème à blanc cassé. Le pied est plein et solide, proche de la texture des cèpes. Le chapeau dépasse rarement les 15 cm, le plus courant étant entre 8 et 10 cm. Sa surface verdoyante, souvent craquelée, est très caractéristique.

La chair est cassante et fragile. Attention à ne pas confondre avec une amanite : ce serait ballot de finir à l’hôpital. Les amanites possèdent un anneau, une volve, et une morphologie très différente, absente chez les russules.

Je n’ai personnellement jamais vu de champignon vraiment similaire. Sa couleur, sa texture et son aspect craquelé le rendent unique.

Cuisiner les russules verdoyantes


Russules verdoyantes cuisinées
Russules verdoyantes cuites

Simple et efficace : je les coupe en quatre selon la taille, puis je les fais dorer à feu vif dans un mélange d’huile de noix et d’huile d’olive. Je les retourne régulièrement pour une cuisson homogène.

Sel de Guérande, un peu de piment d’Espelette, et en fin de cuisson du persil finement haché. Pas d’ail : cela dénature trop leur goût.

Vous pouvez aussi les préparer en version sucrée : cuisson au beurre, miel d’acacia, cassonade en fin de cuisson, voire un flambage au rhum.

Régalez-vous, et n’hésitez pas à laisser un commentaire si vous avez testé ce champignon comestible souvent injustement boudé.

1 réflexion sur “La Russule pullule…”

  1. j’habite en Belgique, prés de la frontière française et moi aussi je connais bien les russules et ce depuis très longtemps!!!! C est vraie c est un très bon champignon et très peux de cueilleurs les ramasses. tant mieux pour nous!!!!!

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