Cette méthode est relativement simple, mais elle repose sur des règles strictes d’harmonie,
fondées sur des mouvements de voix le plus souvent symétriques.
(Nous verrons cela plus tard avec le cercle des quintes et des quartes,
qui structure les armures en dièses et en bémols.)
Bref : c’est accessible, à condition de prendre le temps de comprendre la logique.
Changement de tonalité : cadences et modulation
Les cadences indiquent le mouvement harmonique d’une progression d’accords
et structurent la mélodie d’un morceau.
Le terme cadence signifie littéralement « tomber » :
il suggère une fin, une résolution, ou parfois une transition.
Les quatre types de cadences
- Cadence parfaite :
progression de l’accord de degré V vers l’accord de degré I (tonique). - Cadence imparfaite :
progression de l’accord I vers l’accord V.
Elle apparaît souvent au milieu d’une phrase musicale.
Elle peut également désigner le mouvement de degrés II, IV ou VI vers le V. - Cadence plagale :
progression de l’accord IV vers l’accord I (la fameuse cadence « Amen »). - Cadence rompue :
progression de l’accord V vers un accord autre que le I
(généralement III, IV ou VI).
Tu vas peut-être te dire : « OK… mais à quoi ça me sert concrètement tout ce bazar ? »
Tout simplement à enrichir tes progressions d’accords, à suggérer un changement de tonalité, ou à moduler franchement. Une fois ces principes assimilés, les possibilités de composition deviennent énormes.
Principe général de modulation par cadence
Prenons un cas simple. Si la cadence principale de ton morceau est une cadence parfaite
(V → I), par exemple Sol → Do,
tu peux exploiter ce même mouvement pour moduler.
En Do majeur :
- Sol est le degré V de Do ;
- Do peut devenir le degré V de Fa ;
- Tu peux donc rebondir naturellement vers Fa majeur.
La logique reste la même : on change de tonalité en respectant
les fonctions harmoniques et les renversements d’accords.
Autrement dit :
tu changes de tonalité grâce aux cadences.
Multiplier les options de modulation
Les solutions deviennent rapidement multiples.
Par exemple, au lieu de résoudre sur le degré I,
tu peux utiliser une cadence rompue et tomber sur le degré III
(Mi mineur en Do).
Si tu considères ce Mi mineur comme le degré II d’une nouvelle tonalité,
tu bascules naturellement en Ré majeur.
Il ne te reste plus qu’à poser une cadence parfaite
(La7 → Ré) pour bien asseoir la modulation.
Tu viens de créer un beau II–V–I.
Ensuite, rien ne t’empêche de revenir en Do :
Sol est à la fois le degré IV de Ré et le degré V de Do.
Ou, plus radical : transformer directement Ré majeur en Ré mineur, qui devient alors le degré II de Do majeur.
C’est ce qu’on appelle une modulation directe.
Analyse du changement de tonalité dans « Hey Joe » – Jimi Hendrix
Pour illustrer la puissance des cadences,
prenons l’exemple de Hey Joe.
La gamme pentatonique majeure repose historiquement
sur un empilement de quintes montantes :
Do – Sol – Ré – La – Mi,
ce qui donne la pentatonique majeure de Do :
Do – Ré – Mi – Sol – La.
Or, quels accords trouve-t-on dans Hey Joe ?
Exactement ces cinq accords majeurs.
Simple. Brillant. Efficace.
La grille est composée de :
Do (C), Sol (G), Ré (D), La (A), Mi (E).
La modulation suit parfaitement le cercle des quintes :
- Do → Sol (V de Do) ;
- Sol → Ré ;
- Ré → La ;
- La → Mi.
À chaque étape, on ajoute une altération à l’armure :
0#, puis 1#, 2#, 3#, 4#.
Pour bien comprendre ce mécanisme, je te recommande cette vidéo :
fonctionnement du cercle des quintes.
Côté improvisation :
- La pentatonique mineure fonctionne sur les premiers accords ;
- Puis Si ou Fa# pentatonique sur Ré et La ;
- Pentatonique majeure de Mi sur l’accord final.
Mais Hendrix fait encore plus simple :
il joue une pentatonique de Mi mineur,
qui ne contient que des notes communes à l’ensemble des accords.
Malin, économique, musical.
Analyse tonale de la grille d’accords
Si l’on raisonne en Sol majeur,
la grille peut être vue comme :
IV – I – V – II – VI.
Les degrés II et VI, normalement mineurs, deviennent majeurs,
ce qui provoque les modulations successives.
La relative mineure de Sol est Mi mineur :
tout s’explique.
Pour finir, voici un tableau visuel permettant
de se repérer rapidement dans les changements de tonalité
par quartes et quintes.
N’hésite pas à laisser un commentaire,
même si tu penses n’y rien comprendre :
c’est en posant des questions qu’on progresse.
Et puis… c’est bon de rire parfois.
Vive la zicmu 🎶

Super comme explication
La première explication claire que je trouve à ce sujet sur le net
Merci beaucoup.
Et bien c’est fait pour Max, j’ai appris tout ça y’a longtemps dans des bouquins spécialisés. C’est un vaste sujet. L’info sur le net à ce propos est tellement éparpillée…
salut, pourrais tu stp être plus précis? Pour travailler toutes les tonalité il suffit de jouer des enchainements d’accord de niveau V ou de niveau IV.
Exemple en do enchainement d’accord de dominante (accord de 7 de dominante) niveau V :
-Do – Sol – Ré – La – Mi – Si – Fa# – Do#
Exemple enchainement d’accord (maj 7) de sous dominante niveau IV :
-Do – Fa – Sib – Mib – Lab – Réb- Solb – Si
Y’a d’autres exercices mais je suis pas sur d’avoir totalement compris ce qu tu voulais.
J’ai donné une suite de quinte en guise d’exercice pour travailler les gammes et modes sur ces mêmes enchainements : je sais bien que ça sonne pas bien, c’était pas l’objet initial de la question si je me souviens bien. Si tu veux une suite basique harmonieuse tu peux faire par exemple :
Do – Ré min – Sol 7 – La min – Ré 7 – Mi min – La 7 – Si min- Mi7, etc … un enchainement de II-V-I dont l’accord de niveau V est le pivot en devenant immédiatement un accord de niveau I de la nouvelle tonalité… y’a d’autres possibilités mais celle ci fonctionne jusqu’à 7# à la clé, puis tu reviens en sens inverse en remplaçant les accord de 7 par des accords de mineur 7, sur le retour l’accord pivot de niveau I devient l’accord de niveau II min 7.
Exemple quand t’arrives sur le Mi7 tu vas donc faire F# min, puis Si 7 et là tu passes à Mi min 7, puis La 7 puis … Re min 7…jusqu’à revenir sur le Do qui sera majeur ou mineur en fonction de ton choix. si tu joues do min, alors tu auras déjà basculé en tonalité de Sib en passant par le Fa7… etc etc… les accord de V auront servi d’accord de transition pour monter par quintes et revenir en descendant par l’accord de IV sous dominante. Est ce que cette solution te convient?
Bonjour/Bonsoir Jean Seb,
Tout d’abord bravo pour ce site, il est très réussi, très complet et agréable.
J’ai 18 ans et je fais de la guitare depuis maintenant 7 ans en autodidacte. J’ai plutôt un bon niveau pour mon age, une technique correcte en picking et tout le tralala. J’ai toujours travaillé en priorité l’improvisation car c’est ce qui pour moi fait d’un guitariste un bon guitariste. Alors j’ai commencé bien sur avec les gammes pentatoniques, puis majeures, puis mineures, et ect.. Je les connais vraiment bien avec toutes leur variantes, ce qui a un très bon rendu, mais voilà je commence à tourner en rond, à manquer de couleur dans mon jeu. En effet je n’improvise quand dans la tonalité principale d’un morceau, je ne change jamais de tonalité, et je le sens. J’aimerais découvrir et apprendre la modulation, mais voilà je ne sais pas comment l’aborder, je n’ai que peu d’années de solfège (2), et lorsque je lis cet article, je comprends, je visualise la méthode, mais j’ai encore vraiment du mal à comprendre le fonctionnement de tout ça, comment faire de même pour d’autre morceaux, quand l’utiliser, surtout que mes connaissances dans les tons n’est vraiment pas extra..
Alors que me conseillez-vous ? Je ne sais vraiment pas comment travailler ça, et par où commencer! En tout cas merci pour cet article qui m’a déjà aidé plus que tous ceux que j’ai pu lire jusqu’à maintenant !
Merci de votre réponse, et vive la musique !
salut, … que répondre à cette bien bonne question!? J’ai connu la même phase que toi comme tous les autres guitaristes y compris en ayant fait du solfège, et je ne suis pas professionnel mais seulement un passionné amateur. L’improvisation tôt ou tard donne l’impression de jouer plus ou moins la même chose car on touche aux limites de nos connaissances théoriques et techniques. Ceci dit ce n’est pas parcequ’on sait jouer le plus vite que son ombre qu’on est forcément bon dans la composition ou l’improvisation.
On peut travailler la techniques, la vélocité mais effectivement, varier les tonalités dans un morceau ou tout simplement utiliser d’autres gammes et arpèges sur des enchainements d’accords nécessite une connaissance sur l’harmonie modale, l’utilisation des gammes, les substitutions d’accord et de gammes, etc.
Ce que je te conseille c’est de prendre des cours d’harmonie et de solfège avec un professionnel qui pourra t’expliquer la relation qui existe entre les accords et les gammes, ce qui permet d’aborder la notion de tonalité et donc de modulation, il faut étudier les gammes et des modes, les intervalles qui les composent et leur utilisation sur les accords et progressions d’accords particulières. Ensuite faut s’entrainer sur des suites d’accords. Ceci dit même quand tu as compris tous ces mécanismes, de nouvelles interrogations apparaissent et de nouvelles limites également.
Pour ma part, je crois que cette problématique est infinie : à chaque nouvelle porte qui s’ouvre grâce à de nouvelles connaissances, il faut des années pour assimiler pour qu’enfin ça fasse partie des choses que l’on peut considérer comme « acquises ». Et puis de nouveau il faut creuser un peu plus tant du côté du rythme que de l’harmonie pour s’ouvrir l’esprit, comprendre et enfin se rendre compte que les possibilités sont également infinies et qu’il y a peu de limite dans la musique. Puis enfin, il faut aussi sortir du carcan de la connaissance tout en respectant un certains nombre de règles d’harmonie pour consoner convenablement ou dissonner volontairement.
Je vais prendre un exemple puisque tu utilises les pentatoniques mineures et majeures (comme tout le monde). Admettons que tu ais besoin d’improviser sur un accord de 7 de dominante, quelle gamme utilises-tu le plus souvent? A cette réponse tu dois avoir peut être 5 ou 6 possibilités qui se présentent à toi. Si c’est acquis (ce qui n’est pas mon cas car tu peux avoir une douzaine de possibilité standard), alors tu es certain de n’être jamais à cours de munition pour improviser sur un morceau ou composer un mélodie sur cet accord. Prenons un C7 de dominante : tu peux jouer C mixolydien dessus, mais tu peux aussi jouer la gamme mineur mélodique ou pentatonique de G (cad sur la quinte de C7), tu peux aussi jouer la gamme A mineur penta, ou C maj penta, tu peux aussi jouer la gamme mineure penta de G ou l’arpège de E-7/5b, etc. Tous ces exemples, si tu les analyses sur une portée, et que regarde les notes que tu joues en utilisant tu comprendras alors mieux la relation qui existe entre chacune de ces gammes et arpèges, d’où la nécessité du solfège… Alors commence par étudier la structure des gammes? En espérant que ma réponse puisse t’aider…
Bonjour,
Merci de ta réponse et de ton temps accordé..
Il est vrai que je connais de nombreux guitaristes accordant plus d’importances à la technique qu’à la mélodie, ce qui je pense est une erreur.. Pour ma part j’ai apprit à improviser de manière mécanique si on y réfléchit, je place des gammes, seulement parce que je sais la tonalité du morceau, mais je ne pourrais même pas expliquer ce qui dans ses gammes justifie leur utilisation, et là est bien ma faiblesse…
Alors je vais suivre tes conseils et pourquoi pas trouver un professionnel.. Je crois qu’il va falloir que je reprenne tout à zéro, c’est pour le mieux ! C’est fou quand on pense que la musique est quelque chose de si simple, mais à la fois tellement compliqué.. Je crois que j’en ai encore pour des années, en espérant ne jamais arrêter!
En tout cas merci des conseils, et de la rapidité de ta réponse, ça m’a bien aidé !
Bonne continuation et peut-être à plus tard sur ce site !
Andy
T’as pas besoin de tout reprendre à « 0 » vu ce que tu sais déjà faire techniquement parlant : il te manque juste de comprendre comment tout cela fonctionne d’un point de vue purement musical sur l’instrument. Comprendre pourquoi la gamme majeure colle sur un accord majeure? Comment cette gamme est-elle composée? Comment l’utilise-t-on vraiment? Apprendre l’usage et les composition des modes qui découlent de la gamme majeure diatonique et des modes qui découlent de sa gamme relative mineure harmonique et mélodique? Comprendre le principe des intervalles (et donc des tonalités), les renversements d’accords, le liens entre les différentes tonalités (pourquoi bémol et pourquoi dièze? pour 1, 2 ou 4 dièzes à la clé), etc, etc, etc… tu peux aussi passer par de bons ouvrages bien fait sur la question mais c’est plus long à comprendre. Un bon prof a qui tu demandes de t’expliquer tout ça te fera gagner du temps.
Oui c’est exactement tout cela que je ne saisis pas, enfin que je n’ai jamais vraiment abordé.. Gammes relatives mineures harmoniques c’est du chinois pour moi ! Mon voisin est joueur de violoncelle professionnel et sa femme prof de piano, je vais peut-être leur demander quelques explications, si le temps me l’accorde..
Et par ailleurs je fais avec mon groupe « Hey Joe », et le petit article du dessus m’a bien aidé à saisir le fonctionnement de la chanson! C’est bien sympathique de savoir un peu où on va!
Encore une fois merci!
Bon bé déjà commence par apprendre tout ça et tu feras un sérieux bon en avant tant dans l’impro que dans tes compositions. Pour conclure, la gamme diatonique majeure de Do possède sa gamme relative mineure sur le La. Cad que la gamme majeure de Do = Do-Re-Mi-Fa-Sol-La-Si (1 ton + 1 ton + 1/2 ton + 1 ton + 1 ton + 1 ton) et sa gamme mineur relative de La = La-Si-Do-Re-Mi-Fa-Sol. Tu constates que ce sont les mêmes notes certes mais à toi d’observer les intervalles entre chaque note. La gamme mineur harmonique de La = La-Si-Do-Re-Mi-Fa-Sol#… J’arrête là, pour le reste maintenant tu dois chercher 😀
Oui j’avais remarqué cela, mais seulement sur le manche, on peut donc dire que la gamme Majeure de Do correspond à la mineure de La ?
Tout comme la gamme Majeure de La correspond à la mineure de Fa# ?
Je vais alors travailler mes intervalles 😀
Tout à fait ça…
je n’ai pas très bien compris le tableau de modulation, j’ai bien compris l’exemple de hey joe et merci bcp de m’enlever une idée reçue 🙂 par contre sur le tableau de modulation il y’a ecrit pour moduler faire une case a la verticale et une case a l’horizontale et je tombe toujours sur la meme gamme, ou alors j ai pas compris le terme moduler, help please
Le tableau indique les accords de transition d’une tonalité vers une autre en passant par les accords pivots de niveau V ou de niveau IV, et donc soit en ajoutant des (#) ou des (b) à la clé…
Comment moduler à l’aide de becarres constitutifs; c.-à-d. après qu’on ait modulé et qu’on aurait voulu revenir sur la tonalité de base (ou principale)?
je suis pas certain de comprendre ce que vous voulez faire exactement (surtout sans exemple concret) car la présence de bécarre signifie d’habitude la présence de # ou de b dans une portée sans forcément qu’il y ait eu une modulation ou changement de tonalité générale du morceau : on peut altérer quelques notes temporairement au sein d’une tonalité donnée sans forcément rajouter des # ou de b à la clé. Si vous avez démarré en Do maj ou La min, et que vous avez deux # ou trois bémols à la clé après avoir modulé, alors vous devez emprunter le chemin inverse pour revenir à votre tonalité de départ soit en utilisant vos accords pivots, soit brutalement en vous aidant des accords de niveau IV, V ou III, ou en suivant le tableau de modulation, ou en utilisant des successions de II-V-I, ou en jouant sur une substitution d’accords, etc. Les possibilités ne sont pas « gravées dans le marbre »!
Si j’ai bien compris, « Hey Joe » est donc l’enchaînement de 4 cadences imparfaites : C=>G=>D=>A=>E. Mais le retour de E à C est-il une cadence ou un cas des leçons suivantes ?
De plus dans les 4 cadences existantes que tu listes, il n’y a pas le cas où l’on passe de l’accord I vers un accord autre que V, pourquoi ?
salut, comme t’as du le remarquer on démarre sur C qui est l’accord IV de G, on peut considérer que sur C-G-D on est en bien en sol (IV-I-V)? puis en La. Sur la fin le Mi est l’accord de niveau de VI de sol et V de la tonalité de La (maj ou min) mais devient aussi si l’on veut l’accord de niveau I de sa propre tonalité de Mi majeur et mi est également l’accord relatif de sol mais joué majeur en non mineur (mi-sol#-si), les notes d’un sol alt… alors de Mi à Do on peut considérer que la cadence est un V-I? on s’en tamponne tu me diras 😀
Putain que c’est bon exliqué par toi!!! JB!!!
si c’est bon comme ça…
commentaire sur l’analyse de hey joe: je suis dac avec ton analyse de la cadence d’accords mais pour l’mprovisation comme dit un guitariste de jazz il faut avoir une ecoute plus large du morceau on ne peut pas réduire l’improvisation à une serie de gammes suivant scrupulesement une cadence d’accords surtout quand il y a 2 accords par mesure c trop contraignant et surtout ca ne fonctionne pas
il faut penser impro comme la creation d’une nouvelle melodie
exemple: dans Daphné de Django le morceau commence par un anatole en DMaj( 1 6 2 5) et ca premiere phrase d’impro c’est re fa la arpege de Dmin donc une tierce mineur dans un contexte majeur et ca marche il faut penser phrase et non pas note à note
la penta de mi min répond à cette vision d’ensemble dans hey joe
puis le contexte est très important c’est un blues il faut donc le respecter pour avoir le bon phrasé le Mi phrygien marche bcp moins que la penta il va donner un couleur ispanique
ce qui a été dit est très vrai c’est juste pour apporter un autre angle de vue
bonjour, c’est vrai que j’aime pas trop commenter ce type de commentaire, ça fait polémique un peu stérile pour dire la même chose en faisant croire qu’on dit le contraire… comme si on tournait inutilement en rond…. 🙂
1 – « on ne peut pas réduire l’improvisation à une série de gammes »… ah bon?? et à quoi doit on réduire l’improvisation dans ce cas? avec quoi improvises-tu? les gammes c’est la musique… je vois pas d’autre alternative! Mon article parle de la modulation et je vois mal comment on peut moduler ou aborder ce sujet sans parler des différentes tonalités et donc des différentes gammes puisque c’est la même chose. Ensuite qu’il y ait 2 ou accords ou 1 seul ou 12 ça change rien, tu peux aussi jouer qu’une note qui irait très bien sur tous les accords, si on parle de jazz je crois que miles davis faisait très bien, quel que soit le nombre d’accords. 🙂
2 – « il faut penser impro comme la creation d’une nouvelle melodie »… oui… d’abord pourquoi? c’est une règle imposée? par qui? en musique on peut tout se permettre et faire ce qu’on veut aprés tout, tant qu’on reste dans l’harmonie du morceau, non? Avec quoi tu ponds une nouvelle mélodie? Avec des notes séparées par des intervalles qui constituent une gamme je crois? Et si c’est un arpège c’est l’arpège d’un accord de la dite gamme harmonisée ou alors un arpège qui permet de souligner les notres d’enrichissement de l’accord en question, non? Ton exemple atteste juste que le Fa de Django sur le Re, ou tierce mineur, n’est en fait qu’une neuvième # donc altérée et tant que ton accord de Ré n’a pas de 7, ça marche mais ça n’indique rien sur la tonalité ou le changement de tonalité à venir ni sur la structure harmonique du morceau.
4 – Ton autre point de vue rejoins exactement ce que j’explique dans l’article : Si « hey joe » est un blues, il me semble que ce serait un blues du genre IV-I-V (Do – Sol – Re) mais c’est aussi une anatole en Do avec ses accords I-IV-II-V-VI… dans le désordre certes mais si c’était le cas la partition n’aurait jamais un # à la clé… Donc un blues en sol maj et non en Do, donc un # à la clé comme on le voit systématiquement sur toutes les partitions de ce morceau (d’où ma gamme de sol maj… à nouveau) et ton mi phrygien serait une façon de faire sonner les 7eme mineures des accords de Sol et Do… pour la première mesure uniquement alors… 🙂
5 – En blues de sol maj tu peux en effet jouer mi mineur penta comme tu pourrais aussi le faire sur une blues en mi maj…. d’où la subtilité de la chose. puisque comme expliqué dans l’article la gamme mineur penta de mi colle parfaitement sur tous ces accords enchainés rapidement sauf sur le Mi maj où justement on sonne « blues » (gamme mineure sur accord maj pour souligner la 9# le 4 et le 7em mineure). Mais si l’accord de mi était mineur on aurait pas de modulation… ni de cadence on serait toujours en sol majeur « pure » si on peut dire… donc y’aurait pas de résolution. Ce mi majeur final incarne en fait l’équivalent d’un sol Maj 6/9b donc un accord de niveau V de la tonalité de Do maj permettant de revenir facilement sur Do maj du début de la grille en direct et sans difficulté. Si le morceau est en sol maj la relative mineur qui va dessus est bien mi … et tu peux bien utiliser la gamme de mi que tu voudras dessus, comme tu le confirmes, que ce qui sonne le mieux reste mi penta ou mi mineur naturel… mais on peut aussi faire mumuse avec Mi mineure harmonique. 🙂
Pour conclure ton angle de vue est semblable au mien mais expliqué différemment… car pas facile d’expliquer tout cela par écrit et d’être compréhensible par ceux qui connaissent à peine les raisons du pourquoi/comment d’une gamme harmonisée! 😉
Bonjour Jean-Sébastien,
Juste pour vous dire qu’une erreur s’est glissée dans votre définition de la » cadence imparfaite « .
En effet, la cadence imparfaite représente l’enchainement du degré V vers le degré I , l’un des 2 accords étant à l’état de renversement ( souvent le I )
La demi-cadence ( ou cadence à la dominante ) représente l’enchainement du degré I vers le degré V, avec repos sur le degré V .
Bien cordialement
Thierry
bonjour, non y’a pas d’erreur, c’est juste dit ou expliqué avec des terme différents. je ne parle pas de renversement dans la cas présent juste de l’enchainement si l’un des deux accords est un renversement…ça peut donc s’appliquer dans ce sens là, c’est aussi confirmé aussi dans cet article. https://fr.wikipedia.org/wiki/Cadence_(musique)#La_cadence_imparfaite
J’y pige pas encore grand chose, mais ça m’intéresse. Je vais m’accrocher aux branches!
mais si c’est pas trés complexe et ça permet de comprendre tout le reste et de progresser sérieusement.
Merci pour tes encouragements, mais en fait je travaille sur un piano. Mais je pense que la théorie est la même!
c’est encore plus simple à comprendre à l’aide d’un clavier de piano… faut juste partir sur la connaissance des intervalles de la gamme diatonique majeure.
Fabuleux, ça marche!
Après une heure ou 2 de cogitation, ça sonne super.
J’ai l’impression en 2 heures d’avoir progressé de 6 mois, car ça faisait 6 mois que je tournais en rond dans mes impros de blues!
Merci Jean
(Finalement je ne suis pas blonde….)